La Garde Adhémar - Le Val des Nymphes
Le site du Val des Nymphes, îlot de fraîcheur, imprégné de mystère, n'a jamais cessé de fasciner. Depuis l'Antiquité, ce site de sources fut le lieu d'un culte gallo-romain aux déesses mères, puis un habitat médiéval. Il ne reste que la très belle chapelle romane (XIIème siècle) du prieuré dépendant de l'Abbaye de Tournus.
Cette chapelle du XIIème siècle constitue un des plus beaux exemples d'art roman provençal inspiré de l'antique.
Le site du Val des Nymphes, dont le nom viendrait du culte gallo-romain aux déesses nymphes installé près des quatre sources qui arrosent le site, est occupé dès le haut Moyen Âge. Il constitua le principal site de peuplement de la commune de La Garde Adhémar et fut christianisé entre le Vème et le XIIème siècle. Il subsiste encore des vestiges de l'église Saint-Martin et des nécropoles chrétiennes. En ce site déjà densément peuplé, les Bénédictins de Tournus fondèrent un prieuré vers le XIème siècle. À partir du XIIIème siècle, la population se déplaça vers le bourg castral fortifié de La Garde Adhémar.
Le prieuré du Val des Nymphes semble également déserté dès le XIVème siècle par les moines qui se réfugient à l'intérieur des remparts. Parmi les quatre églises du Val des nymphes qui existaient au début du XIIème, seule l'église priorale Notre Dame survécut.
Donnée par une bulle du pape Paul III du 4 janvier 1540 à l’église collégiale de Grignan, elle est régulièrement entretenue par la communauté villageoise jusqu'à la révolution.
Au XIXème, elle fut abandonnée et tomba en ruines : sa voûte s’écroula.
La chapelle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1889.
L’édifice fut restauré en 1991 par les Monuments Historiques et retrouva une couverture.
J'ai donc connu la chapelle alors qu'elle était ainsi :
Et voici ce qu'elle est devenue :
Sur la pierre, de nombreuses marques des compagnons qui ont participé à sa restauration sont gravées.
Pas très loin de là, dans la garrigue si chère à mon coeur, nous avons fait une promenade digestive.
De beaux chardons bleus , des pistachiers sauvages. Vous pouvez voir sur les photos la galle du pistachier-térébinthe. C'est une feuille qui a subi une mutation pour contenir les oeufs de son parasite. Ici des baizongias pistaciae (punaises bleues), sur les photos suivantes..
Quel désastre que de voir les buis fichus, tous dévorés par la pyrale, ce satané papillon venu de Chine. Pas un seul n'a survécu !
Ainsi s'achève une semaine de pur bonheur, dans une région chère à mon coeur. Le rythme des visites a été soutenu, mais j'ai vu tout ce que je souhaitais. Cela a été une bouffée de plaisirs en famille. Seulement, toutes les bonnes choses ont une fin, et il m'a fallu dire au-revoir à la Drôme Provençale et à l'Ardèche du Sud. Je suis repartie le coeur chargé de bons souvenirs pour affronter la suite de ma vie.
J'espère que cette semaine passée en ma compagnie vous aura plu.
Bisous tout doux.
Calinquette





















































































































































































































































































































































































































































































































