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Calinquette
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13 août 2016

La perle de l'Adriatique

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Nous voici à la moitié de notre séjour. Après une nuit en Bosnie, retour en Croatie.

Aperçue la veille, de loin, nous lui avons consacré une journée de près.

Dubrovnik

Une ville musée bien vivante, close au bord de l’Adriatique, une des plus belles d’Europe, entourée de remparts, au pied d’une montagne qui tombe brutalement dans des eaux d’un bleu méditerranéen limpide. Des maisons couvertes de tuiles, des palais, des églises, des couvents, un dédale de ruelles dallées de pierres blanches, des places comme des théâtres de chambre de la Renaissance, une avenue dont les pierres polies brillent comme un décor de cinéma. Dubrovnik est un subtil mélange de raffinement vénitien et d’esprit slave. Les pieds dans l’eau, la tête au soleil.

Au VII° siècle, des habitants de l’actuelle Cavcat se sont réfugiés dans un petit village de pêcheurs, las de voir leurs maisons détruites pas les envahisseurs slaves. Ils le fortifièrent. Ce village gréco-latin se « slavisa » en absorbant la communauté slave d’en face. Toute l’économie de Dubrovnik reposait sur la navigation et le commerce maritime. Naviguer était si important que chaque homme se devait, durant sa vie, de planter 100 cyprès. Ce bois, après cinquante ans servait à la construction des bateaux.

La ville ne fut pas épargnée par la guerre. Le 6 décembre 1991, l’artillerie serbe, qui voulait coûte que coûte annexer la région de Dubrovnik à la grande Serbie, a bombardé la ville depuis le sommet du mont Srd. La cité, sans armes, fut assiégée six mois. Bombardements, pillages, incendies, destructions, arrestations, crimes… Près de trente trois mille personnes de la région durent quitter leurs maisons. Le monde entier assista impuissant à cette agression sauvage de la « Perle de l’Adriatique », classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Entre octobre 1991 et août 1995 près de deux cents combattants de Dubrovnik furent tués, tous très jeunes et près de cent civils périrent lors des bombardements.

Un bâtiment sur trois fut touché, mais pas un morceau des remparts ne fut touché. « La liberté ne se vend pas, même pour tout l’or du monde », telle est la devise ancestrale de cette cité qui s’est battue seule pour retrouver sa liberté.

Aujourd’hui, les traces de la guerre ont presque toutes disparu, réparées. Des tonnes de tuiles latines furent offertes par la ville de Toulouse pour la reconstruction.

Pour les fans (comme moi), Dubrovnik est un haut lieu de tournage de la série Game of Thrones, choisie pour représenter King’s Landing, la capitale des Westeros.

 

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Un grand pont tout blanc, des engins de guerre, on arrive à Dubrovnik. Par une journée caniculaire (40° - Ils n'avaient pas connu ça depuis dix ans!).

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Des cadenas sur le pont, comme à Paris.

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Une eau limpide !

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Le maillot de football croate, nous sommes bien en Croatie et à Dubrovnik.

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La porte passée, on découvre cette admirable fontaine qui en a rafraîchi plus d'un en cette journée caniculaire. On aurait pu s'assoir pour une partie d'échecs, ou écouter de la musique, ou encore discuter avec de majestueux perroquets, mais nous avons préféré visiter la ville. Depuis le temps que j'en rêvais !

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Pas besoin de discours, ni de mots, il suffit de regarder pour tomber sous son charme.

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Voilà, la visite est terminée. Fermons la page sur Dubrovnik la blanche, la pure. J'espère que le charme aura autant opéré sur vous que sur moi. Même si j'ai pris un gros coup de chaleur qui m'a laissée pantoise un bon moment, je garderai un magnifique souvenir de cette ville qui mérite bien son nom de "perle".

 

Douce journée, gros poutous.

 

Calinquette

 

 

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10 août 2016

Trois d'un coup

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Après une nuit à Tivat, nous n'avons pas eu beaucoup de trajet pour nous rendre à l'étape suivante. Alors nous avons pris notre temps pour flaner le long de notre route.

 

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A quelques kilomètres de Kotor, il est un petit village qu'il faut absolument visiter.

Perast

Adorable petit village au bord de l’eau. C’est le village le plus ancien des bouches du Kotor on y a retrouvé des vestiges remontant à 3500 avant JC). Il prit sa forme actuelle aux XVII° et XVIII° siècles et reste l’un des plus beaux exemples d’architecture baroque dalmate de la région. Situé à la frontière de la République vénitienne et de l’Empire turc, Perast tira son épingle de cette position stratégique et périlleuse à la fois en développant la construction navale, militaire et commerciale. On y formait donc des officiers de marine et un Bokelj, comprendre un natif des bouches du Kotor, fut amiral de la flotte de Pierre le Grand, tsar de Russie.

 

4 De Perast à Dubrovnick (12)

4 De Perast à Dubrovnick (13)

4 De Perast à Dubrovnick (14)

4 De Perast à Dubrovnick (15)

4 De Perast à Dubrovnick (16)

4 De Perast à Dubrovnick (17)

4 De Perast à Dubrovnick (18)

4 De Perast à Dubrovnick (19)

 

L'eau y est d'une limpidité !!! Au loin, on assiste à l'arrivée des gros bateaux de touristes qui vont aller jusqu'à Kotor. On assiste ainsi à leur lentre progression.

4 De Perast à Dubrovnick (20)

4 De Perast à Dubrovnick (21)

4 De Perast à Dubrovnick (22)

4 De Perast à Dubrovnick (23)

 

Nous avons quitté le Montenegro pour la Croatie, apercevant au loin Dubrovnik la magnifique. Mais ce ne sera pas pour tout de suite. Retournons d'abord en Bosnie pour la nuit. Les distances sont courtes entre les trois frontières que nous avons traversées dans la journée.

 

5 Dubrovnick (1)

5 Dubrovnick (2)

7 De Dubrovnick à Trébinje (1)

7 De Dubrovnick à Trébinje (2)

 

Le terme de la journée : Trébinje.

Trebinje est l’une des plus anciennes villes de Bosnie Herzégovine, qui borde les frontières croates et monténégrines. C’est une belle ville au charme méridional entourée de paysages karstiques et d’une nature intacte comme la plupart de ceux qui caractérisent la République Serbe de Bosnie.

Située dans l’extrême sud du pays, la petite ville au climat méditerranéen a une forte vocation touristique grâce à sa proximité de Dubrovnik mais aussi en raison de ses incroyables paysages « provençaux » et ses monuments historiques classés, son héritage culturel et architectural. Entourée de montagnes karstiques, dénudées, de Leotar, Trebinje, selon ses habitants, tient son nom de Napoléon qui au passage par ici aurait déclaré que l’endroit était « très bien ». Trebinje serait donc une retranscription bosnienne des mots de Napoléon.

 On peut y voir le monastère serbe orthodoxe Crkvine sur la colline du même nom, bâti en 2000 sur l’emplacement d’une ancienne forteresse ottomane. La rivière Trebisnjica, l’une des plus longues rivières souterraines d’Europe qui traverse la ville de Trebinje, le Pont Arslanagic, construit en 1574 et qui, vant la mise en route du barrage Grancarevo à 15 km de Trebinje en 1960, a été entièrement démonté pierre par pierre et reconstruit à l’identique 7 km plus loin, dans la ville de Trebinje.

Au centre de Trebinje, la ville révèle sa Place des Platanes, construite par les Austro-Hongrois, avec son monument en l’honneur des soldats serbes. On peut aussi y croiser des marchands d’artisanat local et en particulier les pantoufles et chaussons de laine, les papuce, qu’apprécient tant les Serbes.

 

9 Trébinje (1)

9 Trébinje (2)

9 Trébinje (3)

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Nous sommes arrivés vers seize heures à l'appartement du jour et nos hôtes nous ont invités à nous rafraîchir sous leur terrasse ombragée de kiwis. Très hospitaliers, nous avons discuté un bon moment avec eux. Et je vous dis que parfois cela a du bon d'être une femme ! On n'est pas obligée de dire oui à la grappa qu'on vous propose de partout en Bosnie. C'est mon mari qui s'y est collé, lui qui ne boit pas une goutte d'alcool... La grappa est un alcool de marc de raisin. Trop fort pour moi... Le pire, c'est que le lendemain matin, on nous a offert le café (turc), accompagné de grappa pour mon mari ! J'ai pu lui limiter les dégâts en disant qu'il conduisait... Et moi, je suis partie avec un bon kilo de délicieux kiwis de la tonnelle ! Toujours est il que nous garderons un excellent souvenir de ces personnes très chaleureuses. Leurs deux filles, professeures d'anglais toutes les deux et moi avons beaucoup parlé de leur pays. C'est principalement d'elles et de notre première hôtesse que je tiens tout ce que je vous raconte depuis le début sur la Bosnie. Et du coup j'étais contente de constater que mon anglais est quand même d'un bon niveau...

Ce que je retiendrai, c'est qu'outre les morts, blessés et traumatisés de la guerre de 1991, il reste des absurdités qui, elles, laissent à rire. De nos jours, chaque pays de l'ex Yougoslavie se déclare indépendamment des autres le seul à parler le serbe. Alors que tous parlent la même langue. L'indépendance n'a pas forcément que du bon...

 

9 Trébinje (6)

9 Trébinje (7)

 

A très vite pour la suite.

 

Gros bisous.

 

Calinquette

 

9 Trébinje (8)

8 août 2016

Une ligne dans la brume

CIEL DU 31 07 16 (1)

 

Parce que c'est lundi et pour faire une coupure avec les vacances, je vous propose le ciel du dernier dimanche de juillet, pris à Privas, en Ardèche.

Des gros orages ce week end là et au final, un léger arc en ciel dans la brume pluvieuse. Pour Arlette & Sylvie.

 

CIEL DU 31 07 16 (2)

CIEL DU 31 07 16 (3)

CIEL DU 31 07 16 (4)

CIEL DU 31 07 16 (5)

 

Je vous souhaite une douce semaine. Bisous ! Bisous !

 

Calinquette

 

 

CIEL DU 31 07 16 (6)

6 août 2016

De la Bosnie au Monténégro

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Laissons derrière nous Blagaj. Direction le Monténégro. Je n'ai pas pu dire au revoir au petit chat, il était chez le vétérinaire pour ses yeux. Au moins je sais qu'il sera heureux avec notre hôte.

 

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Passage par Stolac.

Stolac n’est probablement pas la ville la plus connue de Bosnie Herzégovne, mais son histoire riche, depuis l’antiquité, témoigne de son importance en Bosnie et révèle une grande partie de l’histoire agitée del'Herzégovine. Au-delà des vestiges de la période illyrienne, Stolac abrite deux nécropoles bogomiles majeures. 

 Stolac, la petite ville en Herzégovine située au bord de la rivière Bregava, la Provence bosnienne, résume en elle-même toute l’histoire de la Bosnie-Herzégovine. En témoignent les traces des civilisations humaines depuis l’ère paléolithique. Sur le site de Badanj, les dessins d’hommes préhistoriques datant de 15.000 ans avant Jésus-Christ ont été en effet retrouvés dans une grotte.

De très nombreux royaumes et empires se sont succédés à Stolac, des Slaves, des Illyriens, des Romains, des Bogomiles… et chacune d’entre elles a laissé des traces de leurs passages ici. Toutefois, si les vestiges antiques et médiévaux restent encore en bon état, le riche patrimoine culturel et architectural ottoman de Stolac a été largement détruit durant la guerre1992-1995 tandis que le paysage urbain autrefois profondément multiconfessionnels a été complètement changé. Le vieux Stolac a particulièrement souffert.

A l’entrée à Stolac, la tombe du rabbin de Sarajevo est un monument national. Il occupe une place importante pour le peuple juif.

 

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Le fort de Stolac dominant la ville de Stolac, comptait au 17e siècle 12 tours. Ce fut la ville la mieux fortifiée d’Herzégovine.

 

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Radmilja & Boljuni, les nécropoles bogomiles. Plus de 1.500 stecak sont répertoriés à Stolac. C’est ici qu’on trouve également la nécropole médiévale la plus célèbre du pays, Radmilja, qui compte parmi les plus beaux stecak bogomiles, ces pierres tombales monumentales aux ornements remarquables, de toutes les tailles et formes, les mieux préservés et aux motifs décoratifs les plus beaux, datant du 13 ème au 15ème siècle.

Sur le site de Radmilja, il y a 133 pierres tombales qu’il est possible de visiter tous les jours.
Chevaliers en armure, chasseurs, agriculteurs dans les champs, guerriers en compétition dans les tournois, élevage des chevaux, danseurs, dames en robes, fleurs, loups, ours, sangliers, chiens… Les motifs décoratifs sont en effet très diversifiés et retracent en général la vie du défunt. Parmi les ornements, on favorise particulièrement le croissant de lune, les étoiles, la croix, le soleil.

Si les images, taillées en pierre, célèbrent la vie, la joie, la force physique, la gaieté, on utilise uniquement les inscriptions pour exprimer les interrogations sur la mort.


3 Stolac (1)

3 Stolac (2)

3 Stolac (3)

 

Sur la route, une auto stoppeuse s'est installée sur notre pare brise pour de nombreux kilomètres.

 

4 De Stolac à Kator (1)

4 De Stolac à Kator (2)

 

Des agriculteurs ramassant les foins ont accepté d'être pris en photo. Là aussi on a l'impression d'avoir fait un bon en arrière.

 

4 De Stolac à Kator (3)

 

Puis arrivée au Monténégro.

 

4 De Stolac à Kator (4)

 

Notre auto stoppeuse va nous quitter après avoir passé clandestinement la frontière...

4 De Stolac à Kator (5)

 

Et notre destination : les Bouches du Kotor.

 

5 Bouches du Kotor (1)

 

Les bouches du Kotor (Boka Kortoska) sont d’abord un site naturel exceptionnel, une immense et profonde baie fermée, plus précisément un ensemble de six baies, avec deux détroits très serrés. C’est un lieu commun que de les décrire comme un fjord « norvégien », à ceci près… qu’il n’est pas en Norvège. Au fond du décor, pour ajouter au grandiose, de hautes montagnes et le mont Orjen culminant à 1895 mètres, alors qu’il n’est qu’à une dizaine de kilomètres de la mer à vol d’oiseau.

 

5 Bouches du Kotor (2)

5 Bouches du Kotor (3)

5 Bouches du Kotor (4)

 

Après une trentaine de kilomètres où nous avons longé la mer, admirant ce paysage à couper le souffle, nous voici arrivés à Tivat pour une nuit dans cette belle maison avec climatisation, cuisine, salle à manger et terrasse privative.

 

6 Tivat

 

Le soir, nous avons visité la ville de Kotor.

La vieille ville de Kotor, entourée d’une impressionnante muraille de défense, est particulièrement bien préservée et classée sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Entre 1420 et 1797, Kotor et ses environs dépendaient de Venise. Cette influence vénitienne se remarque particulièrement dans la structure et l’architecture de la ville.

C’est à la suite du tremblement de terre intervenu en 1979 que l’UNESCO se décida à faire entrer la ville et le site au sein de la liste des monuments et sites classés. Depuis quelques années, Kotor a vu croître sensiblement le nombre de touristes Dubrovnik ne se trouve qu’à une centaine de kilomètres), attirés, tout comme nous, à la fois par les bouches du Kotor et par la vieille ville elle-même.

 

7 Kotor (1)

7 Kotor (2)

 

A l'entrée de la ville, un grand, un très grand banc...

7 Kotor (3)

7 Kotor (4)

7 Kotor (5)

 

Au Monténégro, comme en Croatie, le jambon est noir de fumage. Il est délicieux !

 

7 Kotor (6)

7 Kotor (7)

 

Nous avons assisté à des danses folkloriques de toute beauté.

 

7 Kotor (8)

7 Kotor (9)

 

La nuit tombe très vite dans ces pays, vers vingt et une heure... Après un repas frugal, un dernier tour de ville avant d'aller nous coucher.

 

7 Kotor (10)

7 Kotor (11)

7 Kotor (12)

 

On y a vu de très gros bateaux. Et de belles voitures. Cela devient le rendez vous de la jet set. Je crois que nous y sommes allés avant que cela ne soit ce que nous détestons par dessus tout.

La visite du jour est terminée. Il me reste encore pas mal d'endroits à vous montrer. En attendant, je vous bisouille et vous dis à bientôt.

 

Calinquette

 

 

7 Kotor (13)

3 août 2016

A la croisée de l'orient et de l'occident

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Pas beaucoup de route à faire ce jour là. En se réveillant le matin, on a découvert un petit chat que le propriétaire venait de trouver abandonné, sans doute à cause de ses yeux qui coulaient. Petit animal tout plein d'affection. La journée commençait bien pour moi.

 

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Puis nous avons pris la route direction Mostar.

 

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Mostar 

Dès notre arrivée dans cette ville, les vestiges de la guerre nous assaillent. De nombreuses maisons détruites sont là pour nous rappeler l'horreur de ce qui s'y est passé.

 

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Un des édifices originaux montrant des panneaux aux bas reliefs rappelant des hiéroglyphes est devenu un des symboles de la ville, avant sa destruction pendant la guerre. Étrangement, même si l'édifice est presque totalement détruit, la plupart des panneaux ornant l'extérieur de son étage supérieur ont survécu à l'hécatombe.

 

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Sur la colline,une croix, seule présence catholique.

 

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On entre à pied dans la vieille ville. Déjà de nombreux magasins proposent des objets artisanaux. Ce que je reproche à toutes ces villes qu'on a visité,  c'est qu'il y a trop de commerces qui cachent les bâtiments. Et là, c'est le cas.

 

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On avance lentement sur des pavés très glissants, pour atteindre notre but : le pont de Mostar.

 

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Le plus bel exemple de la “reconstruction” de la Bosnie-Herzégovine est sans conteste le pont de Mostar (Stari Most), chef d'oeuvre architectural unique, conçu par l'architecte ottoman Mimar Hayruddin, et achevé en 1566 après neuf ans de travaux, le pont s'élevait autrefois au-dessus des eaux émeraude de la Neretva. Il a suffi d'une petite demi-heure, le 9 novembre 1993, pour que l'artillerie croate en vienne à bout. Dès 1997, l'UNESCO démarre un programme pour sa reconstruction. Sous la direction de l'architecte français Gilles Pequeux, les travaux dureront de 1998 à 2004. Le nouvel édifice sera inauguré le 23 juillet 2004, il a été reconstruit avec les mêmes plans bien sûr, selon les mêmes techniques, avec les pierres issues de la même carrière, et - ironie de l'histoire - par une entreprise de bâtiment turque ! Le site (le pont ainsi que le quartier l'entourant) sera inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial de L'Humanité de l'UNESCO en juillet 2005.

 

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Ce pont est tout simplement splendide. Quand on le franchit, on se trouve à la croisée entre le monde occidental et le monde oriental. Parfait mélange des deux cultures. Les pavés sont très glissants, marques du temps. Heureusement il y a des sortes de buttoirs afin de retenir nos pas. Je n'ose imaginer par temps de pluie ! En début de matinée, il était encore accessible. Mais dans l'après midi, incroyable le monde qu'il y avait dessus. De ce pont, des gens n'hésitent pas à sauter, parfois en masse, pour plonger dans la rivière en contrebas. J'aurais trop peur étant donné la hauteur...

 

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On avance pour découvrir ce centre ancien et faire les boutiques. On a l'embarras du choix !

 

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Un style majoritairement oriental. Ca tombe bien, j'aime ça. J'ai d'ailleurs craqué pour une de ces jolies lampes sur pied, dans les ton violets pour mon salon. Je voulais aussi ramener un sercice à thé, mais l'homme n'aime pas. Alors je me suis rabattue sur les cadeaux pour la famille. Des écharpes en cachemire, et autres.

 

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Tiens, une elfe !

 

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Tes toitures sont impressionnantes. Des tuiles de pierres. Superbe.

 

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Passé ce petit endroit très touristique, les rues deviennent comme partout ailleurs. Sauf que les traces de la guerre vous sautent aux yeux. Maisons détruites, impacts de balles ou de bombes dans les murs des maisons. En bordure de rue, des cimetières.

 

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C'était jour de marché.

 

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Que ce soit en Bosnie ou en Croatie, tous les marchands de rue utilisent ces vieilles balances.

 

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Encore des traces de balles dans les murs de cette jolie maison, juste en face du restaurant où nous avons goûté aux spécialités de la région.

 

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De partout on trouve des objets de guerre réalisés avec des balles. J'ai trouvé cela très choquant.

 

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On a laissé Mostar en milieu d'après midi. Il n'y a pas tant à visiter. Mais on a passé un moment fort dépaysant. Ce travail de reconstruction valait vraiment le détour. C'est l'endroit que mon mari a préféré de tout notre voyage.

 

A bientôt pour la suite. Bisous ! Bisous !

 

Calinquette

 

 

 

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1 août 2016

Une belle soirée de vacances

Ciel du 8 juillet (1)

 

Voilà une nouvelle semaine qui commence. Je vous la souhaite bien bonne et vous remercie pour tous les commentaires que vous m'avez laissés sur mes derniers billets.

Hier, je vous ai laissés à Blagaj. Et bien ce matin, nous y sommes encore. Pour regarder de jolies fleurs.

 

Ciel du 8 juillet (2)

 

Pour une virée au restaurant, manger une spécialité bosniaque, des Ćevapi et des croquettes de pommes de terre.

Ciel du 8 juillet (3)

 

Pour lever les yeux au ciel et regarder les irondelles.

Ciel du 8 juillet (4)

Ciel du 8 juillet (6)

 

Mais surtout pour admirer le joli coucher de soleil sur la rivière. Pour Arlette & Sylvie et les rendez vous du lundi.

Ciel du 8 juillet (5)

Ciel du 8 juillet (7)

Ciel du 8 juillet (8)

Ciel du 8 juillet (9)

 

Et finir cette soirée en amoureux, à visiter la ville, aidés du plan que notre hôte nous avait réparé.

Ciel du 8 juillet (10)

Ciel du 8 juillet (11)

 

Voir le château, les anciennes maisons typiques bosniaques. Et la Tekija Blagaj, la maison des derviches au pied d’une très grande falaise.

Ce tekke profite d'un emplacement magnifique sous la falaise de la résurgence de la source de la Buna. Il se compose de plusieurs bâtiments, dont le principal est la musafirhana (maison d'accueil des voyageurs). En partie incrustée dans la roche, celle-ci a été érigée avant 1664, puis reconstruite en 1851. Elle abrite aujourd'hui à la fois une communauté alévi (lire " L'alévisme : l'islam des derviches ") et un musée. L'ensemble du complexe est géré depuis les années 2000, par l'agence de tourisme turque Fidan. Celle-ci a financé la reconstruction du site et ouvert sur place une boutique de souvenirs, un café, une pâtisserie et un restaurant.

La date de fondation du tekke n'est pas connue, mais on suppose qu'elle se situe entre 1446 (l'arrivée des Ottomans) et 1520. Il s'agit d'un monument religieux appartenant au mouvement musulman des alévis. Il ne subsiste aujourd'hui que cinq tekkes en Bosnie-Herzégovine. La musafirhana a été érigée avant 1664, puis reconstruite en 1851 avec l'ajout d'une véranda au premier étage qui surplombe la rivière et sert aujourd'hui encore de salle de prière. C'est un exemple unique d'architecture baroque ottomane (1757-1808) en Bosnie-Herzégovine, dont on trouve des exemples à Istanbul avec la mosquée des Tulipes ou à Jérusalem avec l'église du Saint-Sépulcre. Le tekke de Blagaj fut fondé par l'ordre bektashi, qui constitue aujourd'hui encore la principale branche du mouvement alévi. Il fut par la suite occupé par l'ordre halvati (sous-ordre du mouvement khalwati). Les alévis furent chassés de Blagaj en 1952 durant la période socialiste. Le tekke accueille de nouveau une communauté de derviches venant de Turquie et appartenant à la confrérie naqshbandiyya. Le bâtiment a subi de nombreux dégâts depuis sa création, pas tant à cause des guerres (durant le dernier conflit, il n'eut à subir qu'un tir de roquette et fut rapidement réparé) que des chutes de rochers et branches d'arbres provenant de la falaise. Ainsi, trente ans après la reconstruction du tekke en 1851 dans le style baroque, le bâtiment fut de nouveau détruit par un énorme rocher et fut reconstruit à l'identique en 1891. Le complexe religieux abrite également un tombeau (turbe) de 6 m de haut. Celui-ci contient les sarcophages des religieux Sari Saltuk et Achik Basha. Sari Saltuk fut un missionnaire turkmène du XIIIe siècle. La légende dit qu'il avait exigé que ses restes mortuaires soient mis dans huit cercueils et envoyés dans huit pays différents aux fins d'islamiser les populations. L'ensemble est richement ornementé avec un plafond en bois sculpté.

 

Ciel du 8 juillet (12)

Ciel du 8 juillet (13)

 

Une délicieuse soirée de vacances.

Très belle semaine. Gros bisous.

 

Calinquette

 

 

Ciel du 8 juillet (14)

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